Mariages religieux : plusieurs façon de se dire « oui »…

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    De nombreux critères sont ainsi utilisés par les futurs époux pour choisir les modalités de leur union. Mais la religion est souvent le plus déterminant d’entre eux et impose ses coutumes. Retour sur les mariages religieux les plus courants…

    Sommaire

    1.Le mariage catholique
    2.Le mariage israélite
    3.Le mariage musulman
    4.Le mariage protestant
    5.Le mariage orthodoxe
    BONUS: La demande en mariage



    1. Le mariage catholique

    Dans le mariage catholique, le consentement mutuel des époux implique naissance, éducation d’enfants, obligation de fidélité et indissolubilité du mariage. Tout trouble psychique rendant impossible l’appréciation de cette promesse mutuelle rend nul le consentement.

    Les fondements
    Don de soi, amour, fidélité et soutien sont les bases de cette union devant Dieu, indissoluble devant les hommes.

    Les formalités
    Le mariage catholique est célébré dans la paroisse de la fiancée. Les futurs mariés constituent un dossier soumis à l’approbation de l’évêque du diocèse.
    La publication des bans à la porte de l’église est obligatoire pendant les 10 jours qui précédent la cérémonie.

    Les pièces à fournir
    - Actes de naissance.
    - Certificats de baptême obtenus dans la commune du lieu de baptême.
    - Liste des témoins.
    - Certificat (ou dispense) pour une personne veuve.
    - Déclaration d’intentions manuscrite (avoir des enfants, être fidèles, s’engager sincèrement…).

    La préparation
    Elle dure six mois et comporte cinq rencontres avec :
    - le prêtre pour une prise de contact,
    - un couple marié pour guider les futurs époux dans leur cheminement,
    - plusieurs fiancés dans la même situation.

    La cérémonie
    Le prêtre reçoit les consentements mutuels, prononce la bénédiction et proclame l’indissolubilité du mariage, avant que les mariés ne signent le registre. Si le sacrement du mariage catholique est indissoluble, il peut parfois se révéler nul. En France, 343 décisions de nullité ont été admises par l’Église.

    2. Le mariage israélite

    Le mariage israélite implique la naissance d’obligations pour les futurs époux : affection, entretien et protection.

    Les fondements
    Ils sont identiques à ceux du mariage catholique à la différence près que le divorce est admis par le consistoire.

    Les formalités
    Les futurs époux sont tenus de constituer un dossier qui sera remis au rabbin. Ce dernier signe le dossier avant de le transmettre au consistoire.

    Pièces à fournir
    - Extrait d’acte de naissance.
    - Livret de famille.
    - Acte de mariage des parents des futurs époux (la ketuba).

    La préparation
    La mariée est généralement initiée par la femme du rabbin aux règles de sa future vie de couple : savoir cachériser la viande, séparer la vaisselle… La veille ou l’avant-veille du mariage, les amis de la mariée l’accompagnent au mikvé (bain rituel à base d’eau de pluie). La surveillante y délivrera l’attestation indispensable au mariage religieux selon laquelle l’épouse a bien été purifiée.

    La cérémonie
    A jeun, les fiancés se tiennent sous un dais, symbole de protection divine et de l’entrée de la nouvelle épouse dans le foyer. Après la remise de l’alliance à la jeune fille, la ketuba est lue en hébreu et stipule les devoirs de l’époux envers sa femme.

    Puis vient le « chant des sept bénédictions ». Un verre est alors brisé en rappel de la fragilité du bonheur humain et de la destruction du temple de Jérusalem. La prospérité du jeune couple dépendra du nombre de verres. La ketuba est remise aux mariés à l’issue de la cérémonie.

    3. Le mariage musulman

    Les fondements
    Le libre consentement des deux parties, sans différence entre l’homme et la femme est le seul fondement du mariage musulman.

    Les formalités
    La cérémonie du mariage musulman a lieu chez les parents de la mariée ou à la mosquée, en présence de l’imam qui consacre l’union.

    Pièce à fournir
    - Certificat de mariage civil.

    La préparation
    Les familles se mettent d’accord sur la dot que le prétendant doit accorder à sa future épouse. Mais celle-ci reste la propriété exclusive de la femme.

    La cérémonie
    La fiancée accompagnée de son père, de son frère ou de son oncle est remise à son époux.
    Le futur époux est accompagné de deux témoins. Les personnes présentes font office de témoins.

    4. Le mariage protestant

    Les fondements
    Le mariage protestant n’est pas un sacrement mais un acte de responsabilités.

    Les formalités
    La cérémonie débute par la signature d’un registre en compagnie des parents et témoins.

    Pièce à fournir
    - Certificat de mariage civil.

    La préparation
    Prendre contact avec le pasteur au moins un mois avant le mariage.

    La cérémonie
    Une fois le registre signé par les futurs époux, le cortège entre dans le temple pour une brève cérémonie constituée de la lecture de textes saints, de prières et du consentement mutuel. L’église protestante peut prendre en compte l’échec d’un premier mariage et autorise la célébration d’un second.

    5. Le mariage orthodoxe

    Les fondements
    Ils sont au nombre de deux : communion de vie et responsabilité envers son conjoint.

    Les formalités
    Signature d’un registre auprès des deux conjoints.

    Pièce à fournir
    - Acte de baptême de chacun des futurs époux

    La préparation
    Le pope (prêtre chrétien orthodoxe) décide du nombre de rencontre avec les futurs époux lors du premier entretien. Deux ou trois suffisent généralement.

    La cérémonie
    Elle débute par l’office des fiançailles, célébrées au fond de l’église et au cours duquel on échange les anneaux. Le pope conduit les fiancés jusqu’à l’autel pour leur couronnement, en souvenir des martyrs et des témoins du Christ. On lit alors deux textes du Nouveau Testament, avant le partage de la coupe.

    Attention, en renverser une seule goutte est de mauvaise augure. Sous l’égide du pope, les mariés et leurs témoins vont ensuite s’engager dans une procession circulaire autour de l’autel, symbole de l’éternité de leur engagement.

    BONUS : La demande en mariage

    En ce qui concerne la demande en mariage et le voyage de noces, la religion n’impose rien. Vient alors le moment de laisser parler son imagination…

    ou son cœur (où qu’il soit…).

    Pour ceux qui ne seraient pas encore prêts à faire le grand saut, pas de panique. L’œuvre de Lovahmane Darlinga est justement destinée à vous aider à trouver votre partenaire idéal. Mais chacun doit y mettre du sien et il vous faudra bien un jour renoncer à vos vieilles habitudes aussi tenaces soient-elles…

    pour écouter les conseils avisés du prêtre !!!

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