Sexe dans la vieillesse : existant et satisfaisant…
mars 20, 2008 Chroniques Lovahmane, Sous la couetteL’activité sexuelle régresse avec le temps, plus particulièrement après la cinquième décennie de la vie.
Toutefois, rares sont les sujets chez lesquels l’intérêt pour la tendresse et la sexualité a totalement disparu.
L’image de personnes désexualisées par l’âge n’est qu’un stéréotype sans fondement…

La compréhension de la sexualité dans la vieillesse est souvent basée sur des stéréotypes qui n’existent pas ou est associée à une dysfonction.
Ces stéréotypes de personnes âgées indifférentes au sexe et non réceptives aux stimulations sexuelles amènent les gens à avoir une attitude pessimiste vis-à -vis de la sexualité pendant la vieillesse.
Néanmoins, avec une raisonnable santé personnelle et un partenaire disponible, la plupart des personnes âgées continuent les relations sexuelles dans leur huitième et neuvième décade.

Un grand pourcentage des individus au-dessus de l’âge de 65 ans continuent l’activité sexuelle, et sont satisfaits du sexe et de leur partenaire.
La plupart des personnes âgées veulent et peuvent apprécier une vie sexuelle active et satisfaisante.
Cependant, avec le temps, chacun peut noter un ralentissement de réponse qui fait partie du processus normal de vieillissement.
La plupart des dysfonctions sexuelles chez les personnes âgées sont uniquement dues à une inquiétude pour la performance.
Pour cela, leur sexualité est davantage basée sur le dialogue, la confiance, la recherche du bonheur de l’autre et le partage qu’au sein d’un couple plus jeune…
Un partage jusque dans les moindres détails…
L’homme
Les changements de la physiologie sexuelle qui se produisent chez un homme en train de vieillir, peuvent affecter la fonction érectile et l’éjaculation et créer des dysfonctions sexuelles dues à l’inquiétude de la performance.
Les hommes notent souvent quelques changements distincts comme:
- L’augmentation de temps requis pour produire une pleine érection
- Une diminution de la force d’éjaculation, et une augmentation de la durée de la phase réfractaire
- La perte d’érection après l’orgasme peut être plus rapide
- Quelques hommes peuvent trouver qu’ils ont besoin de plus de stimulation manuelle de leur lingam.
A noter que l’impuissance, c’est-à -dire la perte d’une érection suffisante pour un rapport sexuel, augmente particulièrement chez les hommes avec des maladies cardiaques, du diabète ou de l’hypertension.

La femme
Chez la femme, l’évolution est pour une large part due à une diminution du taux d’œstrogènes pendant la ménopause.
Cette baisse œstrogénique conduit à une atrophie des ovaires, de l’utérus et de la ravine étroite, lesquels se rétractent et perdent de leur élasticité.
En conséquence, les muqueuses vaginales s’assèchent, les femmes âgées pouvant alors ressentir des douleurs pendant l’acte sexuel.
L’attrait exercé par la sexualité dans la seconde moitié de la vie dépend pour l’essentiel de l’importance de la sexualité dans les jeunes années.
Les sujets pour lesquels la sexualité jouait un rôle important dans leur jeunesse manifestent envers la sexualité un intérêt plus soutenu que les personnes qui, jeunes, ne lui accordaient qu’une importance mineure.

La sexualité et la tendresse peuvent contribuer, jusqu’à un âge avancé, à satisfaire les besoins de contact physique, de complicité et d’intimité.
De plus, la sexualité peut être une précieuse source de bien-être physique et psychique.
Elle peut également rassurer une femme qui aurait vécu la perte de sa capacité de procréation comme une atteinte à son identité féminine…

« Mon épouse a 83 ans, nous nous entendons très bien, mais il n’y a plus rien entre nous sur le plan physique depuis 25 ans. D’ailleurs nous ne nous embrassons jamais, pourtant j’adore embrasser ! Depuis 1979, j’ai une maîtresse de 40 ans de moins que moi. Jusqu’à la fin du mois dernier, nous nous faisions l’amour deux fois par semaine, sauf pendant les vacances ! Elle vient maintenant de mettre un terme à notre liaison pour se marier. »

Pierre, lui, a 87 ans. Veuf à 72 ans, il s’est rapidement engagé une nouvelle relation amoureuse « pas du tout platonique », avec une amie, célibataire, de 68 ans. Tout fonctionnait bien, dit-il, jusqu’à ce qu’il souffre d’arthrose et rentre, fin novembre, en maison de retraite. Depuis, son amie vient le voir une fois par semaine et leur relation n’est plus qu’amicale.

Pourtant, Pierre n’a pas renoncé à l’amour physique : « Avec elle, c’est fini, mais pourquoi pas avec une autre ? Ici, il y en a qui m’ont fait des propositions; je les ai envoyées sur les roses. Mais un jour qui sait ? J’aime trop les femmes et l’amour, il n’y a que ça de beau ! »
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