Le tour du monde de l’art du baiser…
mars 17, 2008 Chroniques Lovahmane, Séduction| La LovahGazette vous propose : |
Le baiser est un préliminaire amoureux connu sous bien des dénominations : s’embrasser, se bécoter, se bisoucailler, s’étreindre, se rouler une pelle…
Le seX sYmböl consacre au baiser un chapitre entier et les subtilités auxquelles il est associé sont détaillées dans les contes érotiques des Mille et Une Nuits

Si le baiser a traversé sans difficulté les siècles, le message qu’il véhicule ne se transmet pas de la même façon selon les continents…
Témoignage d’affection et de tendresse, le baiser est dans notre culture une garantie de complicité et d’amour. Donné aux proches (famille, amis), il développe la confiance mutuelle.
Mais le baiser est aussi un prélude amoureux, un rituel du jeu sexuel… Long et intense, il éveille le désir chez les deux partenaires et fait monter l’excitation sensorielle (goût, odorat, toucher…).

Le corps s’embrase sous les caresses de la langue et des lèvres, notamment les zones fortement érogènes (collines du désir, planètes jumelles…). Les caresses bucco-génitales (auparischtaka du lingam ou du yoni) sont aussi très appréciées par les deux sexes…
Certaines personnes sont plus disposées que d’autres à donner des baisers… Phénomène lié à l’affection plus ou moins forte reçue dans l’enfance…

Ainsi, les hommes, moins embrassés par leurs parents sont moins généreux en baisers que les femmes pour qui le baiser est spontané.
En effet, un enfant câliné et embrassé comprendra mieux la signification de ce geste et sera prédisposé à reproduire ce schéma affectif en embrassant plus souvent ses chers…
Comme toujours en amour, il n’y a pas de méthode universelle et c’est à chacun d’adapter son style à sa personnalité.

Simplement pour bien commencer : le baiser profond s’effectue bouche ouverte et lèvres jointes, salives mélangées.
Les langues se rejoignent et se découvrent partant à l’assaut du palais, de l’intérieur des joues et des lèvres de l’autre, qui peuvent être léchées ou mordillées.
Pour ceux qui n’aiment pas la théorie… Pas de panique, un baiser venant du cœur n’est jamais raté…
Sur la bouche, bien sûr, les lèvres étant la zone la plus sensible du visage des femmes (leur stimulation déclenche un fort désir sexuel). Mais aussi sur tout le corps et les zones érogènes.

L’origine du célèbre “french kiss” serait la becquée, si l’on en croit la version la plus répandue…
Un geste archaïque de fusion parfaite, qui aurait évolué en reniflements, effleurements labiaux sur les mains et le visage avant de devenir ce qu’il est.
Il était déjà pratiqué par les contemporains de Plaute (poète latin du II siècle avant notre ère).
Vieux comme le monde, le baiser est moins répandu qu’on ne l’imagine autour du globe…
Face à une intense baiser à l’occidentale, un Indien aura une réaction singulière : il éclatera de rire.
Pour lui, cette manière de “se manger” est parfaitement hilarante et même embarrassante.

Pour nous, c’est une évidence, une pratique naturelle…. Quand on s’aime, on s’embrasse à pleine bouche.
Pourtant notre délicieux « french kiss » est déroutant aux yeux d’un Indien ou d’un Esquimau… Petit tour du monde du baiser…

Contrairement aux idées largement répandues, seulement la moitié de l’humanité pratique le baiser.
Certains Africains ont par exemple peur d’y perdre leur âme (à travers le baiser passe le souffle de vie), préférant la danse comme prélude amoureux…
Les Pygmées et les Thongas du Mozambique jugent que le baiser est une atteinte à l’hygiène élémentaire. C
hez les Manjas d’Afrique équatoriale, il s’agit d’une question de survie : les femmes indigènes portent à la lèvre supérieure un disque de bois et deux crochets…
Leur baiser est une poignée de main où l’homme emprisonne le pouce de la femme. Plus prudent…

Les Chinois trouvent notre pratique obscène. Le baiser est un geste exclusivement sexuel qui doit rester dans la sphère privée. Quant aux Papous, ils hurlent de rire face à un rite aussi simplet.
Ils préfèrent, pour transmettre amour et émoi, couper les cils de l’aimé avec les dents ou lui trier les poux. Chacun son vice…

A Bali, le baiser est proscrit et on se colle visage contre visage pour sentir l’odeur et la chaleur de l’autre. Les Tahitiens dansent le tamouré et se frottent le nez.
Les Esquimaux, eux, se reniflent tendrement ou se tirent la langue…

Si l’amour est universel, la manière de se le démontrer est, elle, propre à chacun…
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